En 1973, le Championnat du Monde des Rallyes est créé par la Fédération Internationale de l’Automobile. Le Tour de Corse, épreuve phare du circuit français, devient le « Rallye de France - Tour de Corse ». Il ne quittera plus l’élite du Championnat du Monde dont il devient, avec le Rallye de Monte-Carlo ou le Rallye des Mille Lacs de Finlande, le plus convoité et prestigieux représentant.
Mais le sport automobile évolue vite. Il devient dans les années 1980-1990, un spectacle planétaire où les constructeurs engagent des moyens de plus en plus impressionnants, pour inscrire leur nom au palmarès, reléguant les amateurs au rang de simples participants. La télévision est reine et impose sa loi, ses contraintes et ses exigences. Vedettariat, media, communication, incentive, promotion : les termes du marketing international investissent le monde du rallye et remplacent peut à peut l’image du rallyman, aventurier génial, bricoleur un peu fou et funambule de l’asphalte.
Huit, douze, quatorze, puis seize pays auront le privilège d’organiser une épreuve du Championnat du Monde, mais nombreux sont ceux qui frappent à la porte. La Fédération Internationale de l’Automobile a fini par trancher : à compter de l’année 2008, c’est l’alternance. Chaque pays organisera son épreuve une année sur deux. En 2009, pas de Monte-Carlo, pas de Rallye de France - Tour de Corse, pas plus de Rallye de Finlande au Championnat du Monde, remplacé par de nouveaux rallyes organisés dans des pays émergeants à la recherche de reconnaissance internationale.
Un pari audacieux pour l’avenir du Championnat du Monde mais qui permet à l’ASACC Tour de Corse d’organiser, du 6 au 8 novembre 2009, le 53ème TOUR DE CORSE – RALLYE DES 10.000 VIRAGES.